mercredi 4 septembre 2013

Pourquoi j'aime le cinéma, 6ème !

Les semaines passent décidément trop vite. Moi qui pensais n’avoir pas écrit de rubrique « Pourquoi j’aime le cinéma » depuis quatre ou cinq mois au plus, je me rends compte que la dernière en date remonte à octobre 2012 (hum…). J’imagine bien ce que vous pensez depuis ces longs mois. « Alors c’est tout ? C’est pour ça qu’il aime le cinéma ? C’est un peu léger… ». Non, repoussez cette pensée au loin, mon amour du cinéma ne s’arrête à ces cinq premiers « Pourquoi j’aime le cinéma ». Tout cela n’est même pas la partie émergée de l’iceberg. Asseyez-vous, et laissez-moi vous donner quelques raisons de plus qui expliquent pourquoi j’aime le cinéma…

Parce que c’est l’un des rares endroits où l’on aime avoir peur – même s’il ne me faut en général que quelques minutes pour me demander pourquoi Diable je suis venu me faire peur devant un film d’épouvante.

Parce que le premier teaser d’Independence Day, des mois avant sa sortie, au tout début 1996, « Le 2 juillet, ils arrivent… le 3 juillet, ils attaquent… le 4 juillet sera « Independence Day », le jour de notre riposte », découvert sur la VHS de Stargate du même Roland Emmerich, a rendu dingue l’ado de 14 ans que j’étais, à une époque où Internet n’était pas là pour nous informer de l’existence des films des mois (voire des années) à l’avance.

Parce qu’il ne faut pas chercher d’embrouilles au Zohan.



Parce que Ben Affleck va frapper à la porte de Matt Damon mais que celui-ci n’est plus là pour lui ouvrir.

Parce que la première fois que j’ai entendu la voix de Tony Curtis en VO, j’ai eu un doute, était-ce bien lui ?

Parce que la patte de Godzilla qui écrase un squelette de T-Rex en préambule de Men in Black, un an avant la sortie en salles de Godzilla, ça faisait aussi son effet. Décidément, il était bon Roland Emmerich, pour nous allécher avec un teaser, à l’époque.

Parce que Kirk Lazarus est le mec qui joue le mec déguisé en un autre mec. Sans lire le scénar, puisque c’est le scénar qui le lit lui.

Parce que l’amertume de Welsh se lit dans les yeux de Sean Penn lorsqu’il apprend la mort de Witt.


Parce que les deux plans séquences incroyables de « Children of Men », la fuite en voiture et l’assaut de l’immeuble désaffecté, me tiennent encore scotché au siège.

Parce que Jackie Chan sait faire de n’importe quel objet présent dans le cadre un moyen de défense ou d’attaque jubilatoire contre son adversaire.

Parce que Donnie confond nazis et nihilistes, au grand dam de Walter.

Parce que je regardais les facéties de Jim Carrey dans « Peggy Sue s’est mariée » en me disant que ce mec était vraiment trop drôle.

Parce que Louis de Funès grogne, siffle, trépigne, s’exclame et fait des centaines de moues comme nul autre.


Parce qu’il me reste tant de salles de cinéma à découvrir.

Parce que je comprends rarement ce qui sort de la bouche de Walter Brennan, mais que c’est toujours drôle.

Parce que Martin Lamotte pense que les cendriers en rotin, c’est un nom de code pour les partouzes.

Parce que ma mère m’a emmené voir Philadelphia au cinéma quand j’avais douze ans alors que la plupart des autres mères emmenaient leurs enfants voir « Mrs Doubtfire » (quoi que ma mère m’a également emmené voir « Mrs Doubtfire »).

Parce que lorsque la lumière s’éteint, l’adrénaline, l’excitation, la saveur sont toujours là pour faire de l’instant présent un moment magique.

Parce que Faye Wong chante magnifiquement les Cranberries en cantonais dans « Chungking Express ».

Parce qu’Alain Chabat chante « Flou de toi » et Hugh Grant, « Pop goes my heart », avec des moumoutes d’enfer et des clips au diapason.

Parce que les couloirs de l’hôtel de Shining hantent encore certaines de mes nuits.

Parce que Salma Hayek en égaye certaines autres.


Parce que je ne perds pas espoir que Kenneth Branagh réalise à nouveau, un jour, un film aussi enthousiasmant que « Peines d’amour perdues », aussi ambitieux qu’ « Hamlet », aussi délicieux que « Beaucoup de bruit pour rien » ou aussi légèrement amer que « Peter’s Friends ».

Parce que je ne suis pas toujours le seul à rester jusqu’à la toute fin du film, au bout du générique, quand le copyright apparaît, que la lumière commence à se rallumer et que l’on se lève pour voir s’il reste quelqu’un d’autre dans la salle.

Retrouvez les précédents billets de la série :
- Pourquoi j'aime le cinéma
- Pourquoi j'aime le cinéma, 2ème !
- Pourquoi j'aime le cinéma, 3ème !
- Pourquoi j'aime le cinéma, 4ème !
- Pourquoi j'aime le cinéma, 5(00)ème !

6 commentaires:

Flow a dit…

Ah enfin ! ;)
J'adore ces articles. En espérant que le suivant ne soit pas dans un an !

dasola a dit…

Bonsoir David, il m'arrive de rester jusqu'au bout du générique quand je veux connaître les lieux de tournage ou la musique (qui sont toujours à la fin du générique). Sinon pour certains, cela m'énerve de voir les spectateurs se lever, car le spectateur assis ne voit plus grand-chose. Dans les cinéma MK2, ils ont trouvé la bonne méthode, ils laissent la salle dans le noir pratiquement jusqu'au bout du générique. Sinon j'aime le cinéma en salle car rien de ne remplace l'ambiance d'une salle. Bonne soirée.

David Tredler a dit…

Promis Flow, le prochain viendra bien plus tôt ;)

Dasola, malheureusement de plus en plus de salles de cinéma rallume les lumières pendant le générique parce que des spectateurs se plaignent qu'ils tombent dans le noir en se relevant à la fin du film ! Incroyable mais vrai.

Anonyme a dit…

Bonjour, pour moi le cinéma est une passion. Il ne se passe pas un jour sans que je ne regarde un film. En voyant les raisons pour lesquelles tu aimes le cinéma, je me dis que je ne suis pas la seule.

Denise Payet a dit…

Coucou. J’aime beaucoup tes articles et je t’encourage à en écrire davantage. Tout comme toi, j’aime Louis de Funès, tout particulièrement pour ses expressions faciales loufoques. La preuve, c’est que seule la vue de cette photo a suffi à me faire rire.
Au plaisir !

K MD a dit…

Et pour résumer tout cela je dirais :
Extrait du texte "L'oeuvre d'art à l'époque de sa reproductibilité technique" de Walter Benjamin, 1939 :

" Nos bistrots et les rues de nos grandes villes, nos bureaux et nos chambres meublées, nos gares et nos usines semblaient nous emprisonner sans espoir de libération. Alors vint le cinéma, et, grâce à la dynamite de ses dixièmes de secondes, fit sauter cet univers carcéral, si bien que maintenant, au milieu de ses débris largement dispersés, nous faisons tranquillement d'aventureux voyages."

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