vendredi 30 décembre 2016

Pourquoi j'ai aimé le cinéma en 2016

Une année de plus s’est écoulée. Avec elle, de nombreux films, de nombreux festivals, de nombreux spectateurs, de nombreuses salles… Tant de choses qui ne peuvent se résumer avec une simple liste des meilleurs films de l’année (qui va bientôt suivre...). Parce qu’il y a beaucoup d’autres choses, grandioses, amusantes ou anecdotiques, qui ont fait que j’ai aimé le cinéma en 2016. Alors, pourquoi ai-je aimé le cinéma en 2016 ?

Parce que le thème musical de “Carol” de Todd Haynes par Carter Burwell m’a déchiré le coeur, à chaque fois qu’il résonnait dans la salle.
Parce que la Cinémathèque a fait une rétro Hou Hsiao Hsien.
Parce que Charlotte Rampling est remarquable, dansant malgré le dégoût, dans les bras de Tom Courtenay, dans “45 ans”.
Parce que parfois, moins il y a de dialogues, mieux c’est (“The Assassin”, “La Tortue Rouge”, “Steel Flower”...).

Parce que Stanley Tucci est génial dans “Spotlight”.

Parce que “El Clan” m’a glacé le sang.

Parce que les 2 Thomas ont eu droit à leur long-métrage.

Parce que “La maison où j’ai grandi” de Françoise Hardy va tellement bien avec “Préjudice”.

Parce que Cornel ratisse le jardin avec son détecteur de métaux avec tant de science qu’il en devient comique dans “Le trésor”.

Parce qu’on a ENFIN pu voir “Midnight Special” de Jeff Nichols, et que ça valait le coup d’attendre.

Parce que Jung Jae-young est irrésistible dans l’irrésistible “Un jour avec, un jour sans” de Hong Sang-soo.

Parce que “The Finest Hours” a l’élégance d’un film d’un autre temps.
Parce qu’il faudrait un post à part entière pour lister tout ce qu’il y a de génial dans “Zootopie” (bon allez, je cite quand même le petit fennec à la voix de gangsta).

Parce qu’on ne dit pas assez à quel point Domhnall Gleeson campe la dignité mieux que personne, dans “The Revenant”, et surtout dans “Brooklyn”.
Parce que Philippe Laudenbach raconte en longueur ses souvenirs de Giscard dans “Des nouvelles de la planète Mars”.

Parce que “Peur de rien” cite judicieusement Pascal et Marivaux.

Parce que Robert Sheehan vole toutes les scènes dans lesquelles il apparaît dans “Moonwalkers”.

Parce que j’ai presque l’impression d’avoir vu le Dune d’Alejandro Jodorowsky.

Parce que John Goodman est monstrueux dans “10 Cloverfield Lane”. Dans tous les sens du terme.

Parce que les cinéastes coréens sont à l’aise dans le train, que ce soit pour filmer une horde de zombies (“Dernier train pour Busan”) ou des flics pourchassant des résistants (“The Age of Shadows”).

Parce que tout est plus beau lorsque résonne dans une salle de cinéma la chaude voix de Nina Simone.

Parce que je n’ai pas vu venir le twist de “Remember”.

Parce que Frederick Wiseman m’a fait découvrir le Queens.

Parce que je ne m’étais pas retrouvé dans la même salle que “l’homme qui rit” depuis longtemps, ce bonhomme à chapeau rose et nombreux sacs qui erre continuellement aux Halles. C’était pour “Joyeux bordel”, et il n’a ri de son rire caractéristique qu’une seule fois.

Parce qu’André Téchiné m’a donné envie d’avoir 17 ans de nouveau.

Parce qu’il y a un plan-séquence incroyable dans “Kaili Blues”.

Parce que je tombe décidément amoureux de Vimala Pons à chaque film où elle apparaît, de la Bretagne jusqu’à la jungle sud-américaine.
Parce que je ne pensais pas que Sacha Baron Cohen oserait la scène éléphantesque.

Parce que ça faisait longtemps que je n’avais pas vu Shah Rukh Khan sur grand écran.

Parce qu’il y a un peu de “Dark City” dans “Gods of Egypt”.

Parce que deux films m’ont fait pleurer à chaudes larmes, “Les délices de Tokyo” et “Premier Contact”.

Parce que j’avais tellement envie de me plonger dans ce temps de joie et d’insouciance que dépeint Richard Linklater dans “Everybody wants some” que l’écran me gênait.

Parce qu’en plus du “Voyage au Groenland”, on a pu voir Thomas Scimeca dans “Apnée” et Thomas Blanchard dans “Préjudice”.

Parce que la rencontre entre Alice et le vieux monsieur est magnifique dans “Hana et Alice”.

Parce que le réalisateur de “Men & Chicken” s’est incrusté sur l’affiche de son film.

Parce que franchement, “Warcraft” moi j’ai bien aimé.

Parce que j’ai vu Kyle Chandler chez Todd Haynes et Kenneth Lonergan.

Parce que Gabi, le cousin de Rocco, mériterait un documentaire à lui tout seul.

Parce que Paul Verhoeven a réalisé un film drôle, pervers, dérangeant, amoral et électrique. Et qu’on en attendait pas moins de lui, finalement.

Parce que “La loi de la jungle” est une ode à l’absurde.
Parce que Kirk Douglas est toujours là. Parce que Gerald monte sur son rocher, même si ce n’est que pour quelques instants.
Parce que le Woody Allen 2016 est un bon cru.

Parce que non seulement j’ai vu 4 films roumains, mais que je les ai tous aimés.

Parce que Ralph Fiennes et Ryan Gosling devraient faire plus de comédies.

Parce que Sir James Martin théorise sur les petits pois dans “Love & Friendship”.
Parce qu’Esteban est à l’accueil de la piscine de Montreuil dans “L’Effet Aquatique”.

Parce que “The Strangers” contient l’une des scènes d’exorcisme les plus grisantes que le cinéma ait jamais connu.

Parce que Michael Shannon était né pour jouer Elvis.

Parce que j’étais persuadé que je n’aimerais pas “Juste la fin du monde”. Et que je me suis trompé.

Parce que j’ai vu un film catastrophe norvégien.
Parce que j’ai vu “Dernier train pour Busan” le soir de sa première mondiale, dans la grande salle Lumière du Palais des Festivals à Cannes, en séance de minuit, assis quasi juste derrière l’équipe du film.
Parce que “Le fils de Jean” est d’une pudeur désarmante.

Parce que même si “Nocturama” est vain, c’est ce que j’ai préféré de Bonello depuis… depuis… depuis toujours en fait.

Parce que j’ai testé le cinéma en Suède.
Parce que le temps passe, mais Kurt Russell reste incroyablement cool.
Parce que j’ai survécu à “Eternité” de Tran Anh Hung.

Parce que l’ouverture de “Juste la fin du monde” sur “Home is where it hurts” de Camille est éblouissante.

Parce que le temps s’écoule et les êtres vieillissent dans “Aquarius”. Parce que Noah Baumbach m'a fait découvrir Lola Kirke.
Parce que ça faisait des années que je n’avais pas vu Steve Zahn sur grand écran, merci “Captain Fantastic”.
Parce que Todd Solondz a placé un intermède musical country au milieu du “Teckel”. “Weiner Dog”, ou la chanson et les images qui te restent dans la tête pendant des jours.

Parce que je suis sorti de “Sing Street” en chantant.

Parce que Thomas ne veut jamais goûter les spécialités culinaires du Groenland. Alors Thomas (l’autre) se dévoue.

Parce que Park Chan-wook ne m’avait pas autant emballé depuis sa trilogie de la vengeance.


Parce que cette année Christophe Lambert a fait le grand écart entre les frères Coen… et le Palmashow.

Parce que le Festival de Cannes a offert l’une des plus belles compétitions de films depuis longtemps… même si tous les beaux films sont repartis bredouilles.

Parce que le cinéma d’animation m’a ébloui cette année. “Le garçon et la bête”, “Anomalisa”, “La tortue rouge”, “Louise en hiver”, “Ma vie de courgette”, “Zootopie”. Et Gerald.
Parce que personne n’a dit, ni à Robert Zemeckis, ni à Brad Pitt, que le niveau de français de ce dernier rendait totalement improbable, et impossible, que quiconque le prenne pour un français, ou même un québécois. Cela nous a offert quelques beaux fous rires.

Parce que l'amerrissage de Sully nous scotche à notre fauteuil.

Parce que l’orgie de saucisses, de pains, de bagels et autres produits du supermarché a pu avoir lieu sur grand écran en France.

Parce que la musique de Max Richter n’a jamais été si belle que dans “Premier contact”.

Parce que “Rogue One” est ce qui est arrivé de meilleur à Star Wars depuis 1980.

Parce que comme “Gerry”, “Gone baby gone” et “L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford” l’avaient déjà montré, Casey Affleck est un grand acteur.

Parce que “Steve Jobs” a prouvé que faire un bon biopic, c’est possible.

Parce que L’Etrange Festival a eu la bonne idée de projeter “Wet woman in the wind”, un “roman porno” japonais absolument divin.

Parce qu’il y a quelque chose d’ensorcelant dans “Diamant Noir”.
Parce que j’ai vu “The Thing” en version restaurée dans la grande salle du Publicis. Et “La ligne rouge” dans la grande salle du Gaumont Fauvette. Et “Les fleurs de Shanghai” dans la salle Langlois de la Cinémathèque. Et tant d’autres reprises encore. Parce que personne ne filme Kristen Stewart comme Olivier Assayas.
Parce que j’ai vu des films roumains, suédois, coréens, canadiens, irlandais, chinois, espagnols, philippins, brésiliens, polonais, belges, danois, allemands, français, japonais, colombiens, iraniens, australiens, jordaniens, singapouriens, norvégiens, vietnamiens, indiens, italiens, taïwanais, mexicains, argentins, cambodgiens et britanniques.

Parce que Jean-Paul “Plastic Man” m’a chaudement recommandé d’aller voir “The Master” à la Cinémathèque en janvier. Je compte bien suivre sa recommandation.

Parce que “Les 8 Salopards” se clôt sur “There won’t be many coming home” de Roy Orbison. Et qu’un an plus tard, la chanson me trotte encore dans la tête...

3 commentaires:

FredMJG a dit…

Hello
Même si je ne te suis pas dans tous tes amours, j'admire constamment le fait que chaque année tu remettes du coeur à l'ouvrage et que tu nous offres un petit bilan qui nous rappelle de bons souvenirs (les impayables Thomas entre autres)
Comme je ne suis guère aussi diserte que toi, j'en ai profité pour inviter les gens à venir te lire. Qui sait ? peut-être ouvriras-tu des vocations de chasseur au Groenland.
A nouveau toutes mes félicites au programmateur du FFCP et aux autres et je te souhaite un encore meilleur festival en 2017 et les bonnes choses qui vont avec. (N'oubliez pas de doubler, voire tripler, le nombre de pass à éditer ^^)

Didi a dit…

Belle et heureuse année 2017 avec autant de souvenirs cinéma et même plus 😊

princécranoir a dit…

Po-si-ti-ver, voilà une résolution à laquelle je ne m'astiens pas assez et qui pourtant va à ravir sur cette page rétrospective. Cette liste mériterait qu'on revienne régulièrement, histoire d'y piocher une envie passagère, tester notre curiosité sur une de ces affirmations. J'y songerai à l'avenir. Merci, et bonne année :-)

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